Posts tonen met het label Always the mother. Alle posts tonen
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15-09-2014

geen bananen geen fruit (de mond zit te hoog), wel een fonds voor herstelbare vrouwen






























































Ongewenst


Hoe is dit kind er gekomen? Vanzelf
vanonder een steen in het licht gekropen?
Natuurlijk niet, het kwam uit haar mond,
met geweld. Uitgespuwd in bloed en stront,

weggeschopt uit een opgelicht donker.
Als het gejammer van god, lieve god
zweeg, hing in de kamer een stilte, koud
als haar oog. Dan de borst, noodgedwongen.

Zo kwam het kind. Iedere nacht wordt
de geboorte herhaald, achter de ogen
waar het ontwaakt. Iedere nacht staat het op
en neemt uit zijn hoofd het geweer.

De haan spant zich op.

Waarna uit het kind zich een ander ontpopt.


(Charles Ducal, De buitendeur, 2014, 23)






26-08-2014

always the mother XXVII (one cry)





Sylvia Plath interviews writer Elizabeth Bowen, 1953







































[ ... ]

One cry, and I stumble from bed, cow-heavy and floral
In my Victorian nightgown.
Your mouth opens clean as a cat’s. The window square

Whitens and swallows its dull stars. And now you try
Your handful of notes;
The clear vowels rise like balloons




[ … ]

Un seul cri et je saute hors du lit, trébuche, bovine et florale
Dans ma chemise de nuit victorienne.
Tu ouvres une bouche aussi nette qu’une gueule de chat. La vitre

Pâlit et ravale ses étoiles. Alors tu essaies
Ta poignée de notes;
Les voyelles lumineuses s’élèvent comme des ballons.





(Sylvia Plath, uit: Morning song, Chant du matin, traduction de Valérie Rouzeau)



26-03-2013

perdre la mère / dans le métro





op het rekje met info, afdeling keel∙neus∙oor (Klina, Brasschaat)








































".. Le père est non seulement castré, mais précisément castré ou point de n'être qu'un numéro. Ceci 
s'indique tout à fait clairement dans les dynasties. Je parlais tout à l'heure d'un roi, je ne savais plus
comment l'appeler, George III ou George IV. C'est justement ce qui me paraît le plus typique dans 
la présentation de la paternité. En réalité, c'est comme ça que ça se passe — George I, George II, 
George III, George IV. Mais enfin, ça n'épuise pas la question, parce qu'il n'y a pas seulement le 
numéro, il y a un nombre. Pour tout dire, j'y vois le point d'aperception de la série des nombres 
naturels, comme on s'exprime. On ne s'exprime pas si mal, car après tout c'est très proche de la 
nature. Puisqu'on évoque toujours à l'horizon l'histoire, ce qui est une raison de suspicion extrême, 
je voudrais vous faire simplement remarquer que le matriarcat, comme on s'exprime, n'a aucun 
besoin d'être repoussé à la limite de l'histoire. Le matriarcat consiste essentiellement en ceci, c'est 
que, pour ce qui est de la mère, comme production il n'y a pas de doute. On peut à l'occasion perdre 
sa mère dans le métro, bien sûr, mais enfin, il n'y a pas de doute sur qui est la mère. Il n'y a également 
aucun doute sur qui est la mère de la mère. Et ainsi de suite. La mère, dans sa lignée, dirai-je, est in- 
nombrable. Elle est innombrable dans tous les sens propre du terme, elle n'est pas à numérer, parce 
qu'il n'y a de point de départ. La lignée maternelle a beau être nécessairement en ordre, on ne peut 
la faire partir de nulle part .."


(Jacques Lacan, Sém. XVIII, D'un discours qui ne serait pas du semblant, 2006 [1971], 174)




15-02-2013

in de schaduw van 'always the mother'





© Vladimir Majakovski






















































"..
Hallo?
Wie aan de toeter?
Moeder?
Moeder!
Uw zoon heeft een pracht van een kolder
.."


(Vladimir Majakovski, uit: Een wolk in broek, vertaling Marko Fondse, 1993, 139)














06-12-2012

always the mother (Th. De C.) — II





© Thierry De Cordier



















































16


Ô, Mère Mer de l'Univers,
Moi qui t'adore à l'envers,/Te hais
Je chante en douce
Cet hymne à versets,
Pour qu'à la fin j'obtienne par mille secousses
La tendre maîtrise d'indignes regrets...


(Thierry De Cordier, Marc de Poèmes, À la gloire d'un ventre, 2005, 103)




05-12-2012

always the mother (Th. De C.)





© Thierry De Cordier









































12


J'adore de Ton Corps-en-Faîte,/Le creux,
Lorsque j'y monte, jamais Tu ne m'en veux,
De m'élever jusqu'au Tronc du Banquet,
Ouvrant une à une Tes lèvres aux aguets,
Et, ô combien alors Ton ardeur revêt,
De la fulgurance d'un éclair,
Pour me montrer qu'en Ton Corps-Mets,
Encore ruisselle feu le nectar de mon père!


(Thierry De Cordier, Marc de Poèmes, À la gloire d'un ventre, 2005, 101)