01-09-2014

ce qui prend







© Gustavo Ortiz



















































— paysage au loin
mais de loin le plus proche,


l'étendue dans laquelle le mot-clé [le motus]
de mon ciel de cristal dépeuplé
ne peut rien renverser, et la boîte à outils


n'est que vide
le va ne s'inscrit, est réduit en pou∙poudre


[ce timbre est très endormant]


en revanche j'entrerais en action: trop de liens
du sang blanc se concentrent


dans l'ombre des seuils de la vie quotidienne,
ne connectent, nécessitent des cartouches, mais
ce moule se vent mal, je prendrais des cartoons


de la mort du mollusque dépourvu de visage,
des bribes du seuil, le plus vieux,


dans sa réalité de regard, de mépris


par méprise, de voie de la voix — 
pas de chance que je puisse m'éveiller


(ta colonne vertébrale y regarde
de près, presque prête pour l'action,
mais elle tord et ne prend que la forme d'une marque


de question, elle détonne, décomplète
la série qui assure le mot tu — je l'ajoute


à la boîte à outils, côté femme)






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