Posts tonen met het label ce qui. Alle posts tonen
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08-09-2014

ce qui poste [de bril dood, ogen schraal]







© Mr Finch Textile






























































1

[tandis que des dindes se tuent ou jouissent et ne craignent]



un pré
l'étendue

pas de pré-
adamites, ni de sang de reptiles,
ni de pas [pré-
visibles]

pas d'eau, pas d'
audace,
ni de Pan,
ni de dos

pas de blé,
ni de fil ou de ligne
de fer barbelé,
pas de fins

c'est ce pré, qui est pré-,
préalable —
un pré (comme le ciel dépeuplé)
deserté, une préface:

tous
ces mètres
tangibles, ces mètres charnels
dans la tête






2

[des données — retenir ne vaut pas]



[donc] un pré,
quelques voies en havane
dans une brume (de brimade),
soleil —

des données

comme cet ombre de brume,
comme la brume londonienne qui privait [1]
mais plaisait à Monet [2],
est barbare, soit fragile!

en effet

une trouée de lumière [3], de l'affect
dans le brou de brouillard —
un effet qui concerne l'effort
qu'on ne fait

sur soi-même

quand les nappes de brimade, de brume
de brimade, s'étirent dans le sang,
quand le sens, faute d'affiches (de Toulouse-
Lautrec, par exemple), d'avis, n'est pas clair —

des données

pas à cause de la cause
mais à cause de leurs cris
qui échappent à l'alcôve
de l'ouïe — comme Le Skrik [orangé]

de La Frise de Munch, sa fumée



[1] de soleil
[2] et sa femme
[3] pâlichonne






3

[poste]



[mais]

où est la poste,
le courrier de la reine,
le relais de chevaux

qui c-
ollé de distance en distance
fournirait

de biscuits,
de carottes d'entretien,
de baiser de nourrice

(un baiser
sans moustache
normative)

où sont-ils?






4

[faire passer]



le pré préalable

ne change de voix, est la carte
de la teinte demandée, la moiré

voilà, le mot-clé que je méta-
morphose en champ

du changeable, vois là —
différence,

quand le pré deviendra un pré∙champ
de la langue, le champ deviendra

une chambrette

et tandis que le pré ne chambrait
la muette (soit la mort de Médée)

ou tandis que le lièvre se lève,
s'en va, pour mourir à ce gîte (ce guidon),

le gibbon ne construit que des nids
en sautant

               de vieille branche en vieille branche
               de vieille branche en branchette
               de branchette en branchette

sur la branche
pour poursuivre

de près






5

[après le défi au bon sens]



— tiens,

peut-on dire [exclamer],

qu'est-ce qu'on veut?

     qu'on visite la visée
     comme un lieu,

     qui donne lieu
     à une voix,

     qui tient lieu
     de la voie dépeuplée?

     qu'on parcoure
     l'historiette, mal armé?

     que le pré c.-à-d. que le champ
     ne soit pris dans sa totalité

     de connard?

ohne notwendig zu denken: non-sens






6

[je dirais que]



tandis que des dindes [plumées] ne jouissent ou se tuent parce qu'elles craignent,

un champ
ou un sens

dont le sens n'est pas clair —
un éclair

dans l'alcôve de l'ouïe,
je dirais






05-09-2014

ce qui montre [le lis d'amaryl]







© Tahnee Lonsdale




















































































1

[le lis d'amaryl]



ce qui reste
de ce qui

          m'échappait

est un lis
d'amaryl

(masculin)

soit une fleur
éclatante

(imposture)






2

[n'a cessé d'être vu]



que l'état de désordre
n'est pas maquillé

éclaircit
qu'on saisit sa portée

par l'égal de l'affaire,
soit la chair ébranlée






3

[un état sans progrès]



mais

donc



est la roue de brouette?






4

[l'épopée]



quoi qu'ils soient

          tous ces mimes
          à l'image de l'angle,
          ces droits ralentis,

          ces demandes [instantes]
          qui verbales ou écrites
          ne s'inscrivent sur l'ambre

          du front, ces fleurettes
          qui ne fleurent ni nourrissent —
          parce qu'elles rivent

ils sont le profil et le pli de l'envoie

ils ne voient cependant
que je mens —

          je camoufle le masque
          par une paire de lunettes

          (qui remplace les pincettes
          et la paire de ciseaux)






5

[le trompe-l'oeil]



c'est le lis
d'amaryl,

ce narcisse

(masculin)

qui a
trop agrandi

pour tromper
les trompeurs,

les fouets
qui ne fleurent,

qui ne nient
le tire-jus,

le mouchoir
de la mère

(of de zakdoek
van moeder,

de mijne)






6

[le mot presque juste]



je ne sais
où ça mène

mais je suis
[la brouette]

et que rien
ne m'importe

davantage —
         
demain









03-09-2014

ce qui dit [qu'il n'y a] — intermède






© Doug Fishbone, 30.000 bananas, London, Trafalgar Square, 2005 























































un tas de bananes et un puits cellulaire
ont cherché l'arbitrage d'un tiers, la tirade
d'un dieu — ta ta ta exprimait le dédain
de ce tiers, son déni de nier le dégât

en matière, la matière purulente

entassées les bananes et le puits cellulaire
ont cherché un concept de moi∙tié, moi∙tié
tas moi∙tié puits, mais un tas est Tartuffe
et un puits les ulcères de la fin de l'été

c'est à dire qu'on n'oublie que l'essence

le régime cellulaire de ce puits et l'amas [de bananes]
ont cherché l'aventure dont l'issue est certaine
parce que si, c'est le puits que l'amas va bourrer
car le puits engouffrait les bananes

et le dieu [de Tartuffe] et le tiers





01-09-2014

ce qui prend







© Gustavo Ortiz



















































— paysage au loin
mais de loin le plus proche,


l'étendue dans laquelle le mot-clé [le motus]
de mon ciel de cristal dépeuplé
ne peut rien renverser, et la boîte à outils


n'est que vide
le va ne s'inscrit, est réduit en pou∙poudre


[ce timbre est très endormant]


en revanche j'entrerais en action: trop de liens
du sang blanc se concentrent


dans l'ombre des seuils de la vie quotidienne,
ne connectent, nécessitent des cartouches, mais
ce moule se vent mal, je prendrais des cartoons


de la mort du mollusque dépourvu de visage,
des bribes du seuil, le plus vieux,


dans sa réalité de regard, de mépris


par méprise, de voie de la voix — 
pas de chance que je puisse m'éveiller


(ta colonne vertébrale y regarde
de près, presque prête pour l'action,
mais elle tord et ne prend que la forme d'une marque


de question, elle détonne, décomplète
la série qui assure le mot tu — je l'ajoute


à la boîte à outils, côté femme)






31-08-2014

ce qui fuit






Lucebert














































en voyant
je ne vois

(à travers la fenêtre
qui naît comme miroir)

que l'ensemble: une poule poursuivie
par une bête qui n'existe

comme semblant —
elle est signe

et rouge et pas de bon poil: elle poursuit
l'appendice de cette poule acéphale

qui ne court pour sauver ce qu'elle n'a,
elle est fille, pas femme, ni le coq

au vin blanc, la cocotte
ne se fait dévorer cette fois-ci

(mais la bête inconnue me dira
que le don que je tente d'obtenir

est le mot malfaçon,
que le moi, ce fuyard,

poursuivi par soi-même
n'est qu'un être sans tête

qui ne parle que, entre ses dents,
d'un néant bien nourri)

disparue, même avant qu'elle m'angoisse,
je l'oublie, cette poursuite,

en parlant de la neige —
que rien ne salisse

la fenêtre est nette,
mais il pleut

je me plie





30-08-2014

ce qui verse






© Antoni Tapies



















































un papier sur lequel est écrit: le soleil
et ledit février — je suis faible pourtant,
habillée comme un m'être
qui, sous la casquette de l'hiver, se versait,
verserait dans l'erreur: le sang blanc

qu'est-ce qu'on jette, même à bas?
le soleil de ce m'être? les mots qui mimaient?
ou le masque? la casquette?

qu'est-ce qu'on garde? les dettes?
le semblant de cette chatte
févrière? les vers qui n'abîment? n'abîmaient?

(les pigments de mes yeux
sont, quand même, quantité négligeable,
je parle, je peux les garder)

un papier sur lequel est écrit: février
est solide, malgré le soleil — tu
ne rêves, même tout éveillé,
de ces ancres de veille, tu viens tôt
tu es l'ombre [de l'arbre] de mai